greenevane

blog 100% prolétaire bohéme d'un militant des verts du 17 arrondissement de Paris

23 juin 2009

Ile Aux Fleurs

Cette video je l'ai vu la premiére fois au Festival De La dicidence qui fut organisée pour la campagne Europe Ecologie.Je vous laisse apprecié


L'ile aux fleurs (Ilha das flores)
envoyé par olivieretlala.

L'Île aux fleurs (Ilha das Flores) est un court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado en 1989

Douze minutes ; c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 13 millions de Brésiliens sous-alimentés.

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19 juin 2009

Iran:C'est maintenant ou Jamais

la situation politique en Iran est au sur le fil du rasoir ; des millions d’électeurs outrés descendent dans la rue pour protester contre le résultat des élections. Selon les preuves qui s’accumulent de jour en jour, ce résultat aurait été truqué. Le régime a riposté violemment contre les manifestants et tente de bâillonner la société iranienne en faisant taire les médias locaux et internationaux, en bloquant l’accès à Internet et même aux textos.

Maintenant que la voix des Iraniens a été réprimée aux urnes, le régime tente de faire de même de toutes les autres façons. Or, malgré les mauvais traitements et les coups de feu, l’opposition organise des manifestations massives et une grève générale. Nous ne pouvons pas laisser le régime étouffer la voix du peuple, la vérité doit surgir au grand jour.

Avaaz organise donc de toute urgence un sondage post-électoral rigoureux auprès des citoyens iraniens. Nous travaillerons avec une société de sondage réputée, qui fera des appels téléphoniques en Iran afin de demander aux citoyens pour qui ils ont voté. Ce processus est cher, mais si nous arrivons à amasser 119 000 euro dans les prochaines 24 heures, nous pourrons donner aux Iraniens une nouvelle façon très efficace de faire entendre leur voix. Nous avons donc besoin dès maintenant que 10 000 membres d’Avaaz donnent seulement 12 euro chacun. Suivez le lien suivant pour aider à financer ce sondage qui divulguera la vérité :

https://secure.avaaz.org/fr/iran_vote_truth

Les sondages d’opinion publique en Iran sont fortement réglementés, et personne n’arrive à se mobiliser assez rapidement pour financer un sondage post-électoral international. Il est donc urgent que nous agissions. Un sondage téléphonique ne sera pas précis à 100%, mais il donnerait une indication beaucoup plus juste que les données actuellement disponibles : la différence entre les données de l’opposition et du gouvernement est significative. Plus d’un tiers des voix serait donc en jeu. Ainsi, un sondage scientifiquement rigoureux permettrait de dresser un tableau plus exact de l’issue réelle du scrutin. Une attention particulière sera donnée aux provinces et aux villes telles que Lorestan, Tabriz et Téhéran, où les résultats officiels semblent particulièrement improbables.

En outre, à la différence des organisations strictement occidentales, le réseau mondial d’Avaaz est très présent en Iran et partout au Moyen-Orient. Si les résultats sont donnés par une société de sondage respectée, les conservateurs iraniens auront plus de mal à qualifier ces résultats de mensonges occidentaux. Nous enverrons les résultats à nos membres, à nos contacts et aux médias iraniens et utiliserons Internet et les e-mails pour que l’information se transmette le plus rapidement possible, malgré la censure du gouvernement.

Les messages ont afflué de la part de nos membres iraniens. Voici le message de Fariba : « 20 000 000 personnes ont perdu leur vote pour la paix et pour les droits de la personne. Le gouvernement veut utiliser ces votes pour tout sauf pour la PAIX. Avaaz est un mot perse et signifie voix. Entendez notre « avaaz ». Le message de Mahmoud : « Le gouvernement a volé le vote du peuple. Les gens dans la rue se font battre violemment par la police. Maintenant, maintenant, maintenant, ne perdons pas de temps ». Donnez pour le sondage afin de savoir pour qui les Iraniens ont réellement voté :

https://secure.avaaz.org/fr/iran_vote_truth

Cette élection nous concerne tous. L’Iran est une grande puissance régionale et la communauté internationale cherche à établir un engagement diplomatique qui pourrait être la clé pour la paix au Moyen-Orient. Cependant, des extrémistes de toutes les factions veulent la guerre, et non la paix. Un coup d’état des conservateurs en Iran pourrait faire disparaître tous nos espoirs. Les gens en Iran disent qu’ils n’ont pas vu de telles scènes dans leur pays depuis la destitution du Shah. Il existe donc une réelle opportunité en ce moment pour que la voix du peuple soit entendue, même si cela signifie l’organisation de nouvelles élections.

Le vrai pouvoir en Iran est entre les mains de l’Ayatollah Khamenei</b, dont on rapporte qu’il serait impliqué dans les fraudes électorales. Or, celui-ci est lui-même choisi par l’Assemblée des experts, menée par l’ex-président Rafsanjani, qui a dénoncé ces fraudes. Si Rafsanjani et ses alliés arrivent à rassembler assez de voix à l’Assemblée cette semaine, ils pourront demander de rouvrir les urnes et même destituer Khamenei. Un sondage d’opinion scientifique pourrait être une preuve puissante en faveur de cet argument. La démocratie est un cadeau que les Iraniens désirent et méritent. Celle-ci profiterait également à la région et au monde entier. Dans les 72 prochaines heures, les Iraniens tenteront une nouvelle fois de se faire entendre. Aidons-les à concrétiser ce désir. Donnez pour financer le sondage :

https://secure.avaaz.org/fr/iran_vote_truth

Avec espoir, Ricken, Graziela, Paul, Pascal, Alice, Brett, Paula, Milena, Raj, Raluca, Taren et toute l’équipe d’Avaaz

Références:

Le Figaro, 17 juin 2009 : À Téhéran, la contestation ne s'essouffle pas
http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/18/01003-20090618ARTFIG00014--teheran-la-contestation-ne-s-essouffle-pas-.php

Le Monde, 17 juin 2009 : En Iran, "l'impression d'un brutal retour en arrière"
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/06/17/en-iran-l-impression-d-un-brutal-retour-en-arriere_1207785_3218.html

Libération, 17 juin 2009 : À Téhéran, la répression se durcit, la contestation se poursuit
http://www.liberation.fr/monde/0101574506-a-teheran-la-repression-se-durcit-la-contestation-se-poursuit

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17 juin 2009

GRENELLE 1 : un gouvernement schizophrène!


Nicolas Sarkozy prétend avoir entendu le message des élections européennes du 7 juin et se veut aujourd’hui le champion de l’écologie.

Mais des paroles aux actes, il y a un gouffre.

Le vote de la loi Grenelle 1 a tourné à la pantalonnade à l’Assemblée nationale mardi dernier : abaissement drastique des normes pour la rénovation thermique, taxe poids lourds affaiblie, relance des centrales à charbon, dérogations appliquées aux fruits et légumes pour la réduction des pesticides… sans oublier le nouveau régime simplifié pour les installations classées adopté dans le cadre du plan de relance.

De la même façon, au lendemain des élections, Nicolas Sarkozy avait lancé le slogan « Un euro pour les énergies renouvelables pour un euro dans le nucléaire ». Formule peu crédible car où trouver l’argent quand le budget de l’Etat est grevé de plusieurs milliards d'euros par le paquet fiscal, la loi TEPA et les sommes astronomiques déjà investies dans le nucléaire.

Quant à la taxe carbone, la mise en ¦uvre hypothétique est repoussée en 2011.

En réalité, Nicolas Sarkozy et son gouvernement essaient de repeindre en vert leur politique productiviste, libérale et inégalitaire sans rien changer sur le fond. Dans ce contexte l’idée d’un vice-premier ministre à l’environnement relève de l’éco-blanchiment (éco-blanchiment : publicité utilisant abusivement le thème de l’écologie).

Nous sommes gouvernés par des schizophrènes qui programment la diffusion du film "Home" à l'Assemblée nationale et qui votent le contraire tous les jours.

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas,

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07 juin 2009

Depuis Aujourd'hui le tube de l'été c'est Europe Ecologie


Election Européenne Lipdub Europe Écologie vote le 7 juin
envoyé par EuropeEcologie. - Clip, interview et concert.

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06 juin 2009

Monsieur Bayrou vous etez du niveau de Marine Le Pen :La preuve par l'image

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Voies Ecologiques

Ce documentaire d'une vingtaine de minutes est un voyage et une immersion dans une économie écologique et solidaire dans les régions de France. En compagnie des candidats et candidates, et à travers quelques exemples d'entreprises, d'associations ou de centres de recherches, nous avons voulu démonter que des solutions existent pour orienter l'économie et la société toute entière vers des modèles différents. Pêche, agriculture, énergie, spectacle, biodiversité... de nombreux acteurs nous expliquent une autre façon de produire, de commercialiser, d'entretenir et de protéger l'environnement, de créer de nouvelles filières ou de nouveaux modèles de démocratie au sein même de l'économie.

Le Contrat écologiste pour l'Europe défend et porte ces modèles. Face aux crises sysrémiques, il est temps de changer de paradigme. Ce voyage sur les voies écologiques met en avant ceux et celles qui mettent en oeuvre leurs convictions.


Voies écologiques : élections européennes vote 7 juin
envoyé par EuropeEcologie. - L'actualité du moment en vidéo.

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Oui ,L'Union Européenne peut nous sortir de la crise

Par Alain Lipietz, Euro-Député,Ecomoniste

Al’heure où UMP, PS et Modem s’acharnent à faire de l’élection européenne un troisième tour de 2007 ou un tour de chauffe de 2012, c’est un vrai plaisir de lire, sous la plume de trente-six économistes, un plaidoyer pour le programme du Front de gauche (Libération, 19 mai). Enfin un peu de contenu ! Dans ce qui nous est présenté, une bonne partie satisfera en fait un arc assez large d’économistes et de militants faisant référence aussi bien au Front de gauche qu’au PS ou à Europe Ecologie. Ainsi : la régulation financière, une nouvelle politique pour la Banque centrale européenne (BCE), le développement des services publics, un emploi décent pour tous, la convergence par le haut, etc. Encore faut-il remarquer que certaines propositions des trente-six, tel un «écart maximal de revenus», figurent dans le programme d’Europe Ecologie («revenu minimum et revenu maximum européens») plutôt que dans celui du Front de gauche !

Toutefois, leur tribune pose deux problèmes rédhibitoires. Le statut de l’Europe, d’abord. Les auteurs (qui sont de bons économistes !) reconnaissent que «les Etats-nations ont des marges de manœuvre. Par sa puissance, l’Europe est néanmoins un cadre idéal pour une autre politique». Mais l’Europe actuelle, celle de Maastricht-Nice, dans laquelle nous coincent depuis maintenant quatre ans les non successifs à toute réforme, si minime soit-elle, en a-t-elle les moyens ? Alors qu’Europe Ecologie détaille ce qui est possible dans les traités actuels, ce qui nécessitera au moins un «premier amendement» constitutionnel, sur initiative parlementaire, au traité de Lisbonne (autorisé par ce même traité et promis par le Parlement sortant, sur proposition d’un eurodéputé vert autrichien), nos auteurs soutiennent un Front de gauche qui rejette même la ratification des indispensables amendements institutionnels du traité de Lisbonne !

Comment réaliser fût-ce le dixième de ces belles propositions, en votant pour des candidats qui refusent l’extension des pouvoirs du Parlement de 45 % à 100 % du budget dépense européen, y compris la Politique agricole commune ? C’est pourtant bien cette politique agricole (décidée actuellement par le seul Conseil des gouvernements nationaux, sous la pression des lobbies de l’agro-industrie) qui, non seulement élimine les paysans ici et là-bas, propage la disette mondiale, mais, en privilégiant l’agriculture industrielle, contribue de façon non négligeable à l’extension des «maladies industrielles», comme la crise de la vache folle ou celle de la grippe A.

Bien entendu c’est dans le domaine de l’écologie, auquel les auteurs accordent trois lignes, que l’on mesure l’étonnante distance qui les sépare des urgences de l’heure et du siècle. Citons intégralement : «Il ne s’agit plus de produire toujours plus, mais mieux. Et cet impératif écologique, qui met en jeu le long terme, mérite une véritable planification plutôt que des marchés de droits à polluer.» Point.

Lunaire. Les auteurs, «nonistes», sont tellement loin des enjeux européens qu’ils n’ont pas remarqué que, depuis la conférence de Kyoto, l’Union européenne «planifie», et même en quantités physiques, et même jusqu’à 2020, la décroissance de ses émissions de gaz à effet de serre, la progression de l’efficacité énergétique de ses moteurs, et la croissance de la part de ses énergies renouvelables ! Cette planification est même décomposée en sous-objectifs pour chacun des vingt-sept pays. Faut-il aller plus loin ? Planifier rigidement, pour chacune des 5 000 grandes entreprises qui se voient actuellement attribuer des quotas annuels décroissants ? Les écologistes se refusent à pousser jusque-là un délire quasi soviétique. D’où l’idée que, si une cimenterie et une aciérie se voient attribuer chacune tel quota en début d’année (ou mieux, l’acquièrent de l’Etat ou de l’UE, en payant), la première, si elle a su éviter plus d’émissions que prévu, pourra revendre à l’autre, sur un «marché des quotas», le «rab» dont elle a besoin. A l’intérieur de la planification physique, le marché des quotas ne fait donc qu’introduire un bonus-malus.

Les écologistes ont énormément de critiques à faire à la planification écologique européenne adoptée par la majorité PPE - PSE - Alde (en français UMP - PS - Modem), mais pas celle de ne pas en faire. La critique écologiste, c’est que la majorité Barroso planifie des objectifs criminels de croissance des agro-carburants qui affament le tiers-monde. C’est qu’après des années où l’Union s’est gargarisée de sa volonté de contenir à + 2 °C le réchauffement climatique pour ce siècle, ce qui exigeait, d’après les scientifiques du Giec (prix Nobel 2008), une réduction de - 25 % à - 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (on parlait il y a un an de - 30 % pour l’UE !), cette majorité, en décembre dernier, a sans honte décidé d’abaisser à - 20 % les objectifs de réduction. Ce qui, toujours selon le rapport du Giec, promet un réchauffement de 3 à 4 degrés. Là, on sort de tous les scénarios imaginables, c’est le monde de Mad Max qui est planifié !

Certes, les eurodéputés sortants du Front de gauche ont voté avec les Verts contre cette honteuse capitulation devant l’industrie automobile. Le problème, c’est que ces sortants ou nouveaux candidats ont affirmé et réaffirment tranquillement que le nucléaire est justement une issue. La catastrophe de Tchernobyl, comme la prolifération du nucléaire civil vers le militaire en Corée du Nord comme en Iran, ne leur a pas servi de leçon. Oui, l’Union européenne peut nous sortir de la crise. Oui, elle peut planifier et financer une conversion écologiste. Mais seulement une Europe plus fédérale, pas celle de Maastricht-Nice. Mais seulement une Europe avec une majorité écologiste, pas avec une majorité productiviste et nucléophile.

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Pour une relance democratique de L'Europe

Par Daniel Cohn-Bendit et José Bové

A quelques jours d'une échéance capitale pour l'avenir de tous les Européens, les listes Europe-Ecologie ont d'ores et déjà prouvé deux choses qui pouvaient paraître impensables. Nous avons réussi à montrer qu'il est possible de réunir dans la même dynamique et un projet partagé les trois grandes familles historiques de l'écologie politique : associatifs, acteurs des mouvements sociaux et militants politiques.

Ce rassemblement est d'autant plus significatif qu'il a permis de dépasser, sans la nier, l'opposition entre deux camps politiques que beaucoup veulent croire irréconciliables

Certes, les traumatismes de la campagne référendaire de 2005 demeurent. Valmy pour les uns, Waterloo pour les autres, l'affrontement a laissé de profondes traces dans l'opinion française. Car, très loin de la substance du texte, ce sont deux imaginaires antagonistes, deux perceptions des finalités et du sens de la construction européenne qui se sont cristallisés le 29 mai 2005. Depuis, une partie de la classe politique hexagonale en a fait un élément de son identité et s'obstine à vouloir rejouer le match, comme de vieux supporteurs nostalgiques d'une gloire passée, tandis que l'autre partie s'empresse d'en dissimuler les séquelles derrière la grande comédie de l'unité, en dépit des blessures internes.

Pour ce qui nous concerne, nous avons fait le choix de la réflexion, de la clarification des divergences par le dialogue, la rencontre et l'entente, pour porter une vision commune. Quand on a le regard fixé dans son rétroviseur, on ne fait pas attention à ce qui est devant soi. Or il faut faire face à d'immenses défis, dont la complexité nous impose d'y répondre ensemble. Le danger de volatilisation de nos économies, l'augmentation de la souffrance humaine et les limites des réponses politiques classiques viennent ajouter de l'urgence sociale à l'urgence écologique désormais évidente pour tous : ces deux exigences s'imposent en même temps à l'action politique ; si l'on néglige l'une pour l'autre, on paiera la crise une nouvelle fois et bien plus cher. C'est dans ces moments que se décide l'avenir, et nous refusons de nous laisser enfermer dans des combats d'arrière-garde.

C'est dire à quel point la question des traités, de Lisbonne ou d'ailleurs, peut paraître secondaire. Suspendu au bon vouloir d'un président tchèque eurosceptique et ultralibéral, ou au seul choix d'un électorat irlandais assommé par la récession, le traité de Lisbonne entrera en vigueur en 2010 - ou pas. C'est un texte utile sur beaucoup de points. Il promet ainsi la fin des présidences tournantes du Conseil, donc des "sarkoshow" nationaux. Surtout, il renforce considérablement le rôle de législateur du Parlement européen.

Malheureusement, dans la méthode (sordides marchandages intergouvernementaux) comme dans la substance, c'est un texte qui ne résout pas l'essentiel et laisse intact le profond déficit de légitimité politique qui mine la construction européenne depuis une quinzaine d'années. Or seule une réelle légitimation politique du projet européen par les citoyens pourra résoudre la crise persistante de confiance envers les institutions européennes.

C'est pourquoi nous proposons de relancer un véritable processus constituant, pour doter l'Europe d'une Constitution digne de ce nom - c'est-à-dire d'un texte court et intelligible par tous, commun à tous les Européens, rappelant les valeurs et les projets qui les unissent, décrivant les institutions et les droits qui les régissent et donnant une substance à la citoyenneté européenne qui reste encore une fiction.

Qu'il soit rédigé par une Assemblée constituante spécifique, par le prochain Parlement européen ou au sein d'une nouvelle Convention, ce texte tirera surtout sa légitimité de sa ratification par un référendum paneuropéen à la double majorité des Etats et des citoyens. Les peuples qui auraient choisi de le refuser pourraient alors poser en toute clarté la question de leur participation ou non à l'UE.

Malgré ses évidentes imperfections, l'Europe est aujourd'hui le seul embryon fonctionnel d'une démocratie supranationale. Mais, dans nos démocraties contemporaines, la légitimité politique se forge dans la participation des citoyens à l'espace public. Cette exigence de participation des citoyens européens est forte et ne doit pas être étouffée. Il faut y répondre en développant des pratiques démocratiques à l'échelle du continent.

Europe-Ecologie en propose deux. Primo, des "consultations citoyennes d'intérêt général", chaque fois que l'avenir de l'Union européenne est en jeu, en posant à tous les citoyens européens, le même jour, une ou plusieurs questions simples et concrètes liées aux réformes envisagées. Secundo, un changement progressif du mode d'élection du Parlement européen pour arriver à des listes transnationales dont les têtes correspondraient aux candidats des partis européens à la présidence de la Commission. Voilà qui contribuerait efficacement à faire naître un espace public continental, tout en "dramatisant" l'enjeu du scrutin européen.

La construction de l'Europe ne peut plus se limiter à faciliter la prise de décisions entre vingt-sept Etats membres, dans un grand supermarché continental. Après cinquante ans d'une intégration limitée à l'économie, l'Europe arrive à maturité : elle doit entrer dans une véritable phase politique et construire une démocratie à l'échelle du continent. C'est une occasion historique pour penser, enfin, la politique hors du cadre étroit et myope de l'intérêt national et des seuls intérêts commerciaux et financiers. Une démocratie enracinée dans la diversité sociale et nationale des citoyens et des peuples européens et donnant une nouvelle dimension à l'action politique.

Contrairement à ce qu'affirment les nostalgiques de 2005 et les souverainistes forcenés, ce ne sont pas les traités qui font les politiques européennes. C'est la politique qui fait les traités. Face aux crises qui se conjuguent, les réponses doivent nécessairement dépasser le cadre français. Nous nous sommes réunis justement parce que la politique se nourrit de vision commune, d'imagination partagée et d'ambition collective. C'est cette ambition que nous voulons porter ensemble dans l'enceinte du Parlement européen - et au-delà.

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L'extintion Des Espèces


L'extinction des espèces
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Le Bio C'est Bien


Le bio, c'est bien.
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